A la poursuite du diamant bleu : et si la fiction devenait réalité ?

Peut-être avez-vous déjà eu l’occasion de découvrir « A la poursuite du diamant bleu », deuxième tome des Aventures de Brutus et Héloïse de Saint-Phalle, publié aux éditions Zethel ce mois-ci. L’histoire de ce roman jeunesse plein de péripéties se déroule en 1792. Une fête est alors organisée par les sans-culottes pour célébrer Brutus, jeune adjoint au commissaire, qui a empêché l’évasion de Marie-Antoinette imaginée par Héloïse de Saint- Phalle. Tout se gâte lorsqu’il repère cette dernière dans l’assistance. Elle vient prendre sa revanche et projette le vol du plus gros diamant du monde exposé à l’hôtel du Garde-Meuble. Brutus va à nouveau affronter celle qui occupe toutes ses pensées. Malgré leur attirance mutuelle, ils se livreront à une lutte acharnée.

Ce roman vous a plu ou vous mourez d’envie de la découvrir ? Et bien sachez qu’il est librement inspiré d’une histoire vraie que nous allons vous raconter.

L’histoire du diamant bleu commence en 1663 lorsque Jean-Baptiste Tavernier, négociant français en pierres précieuses, entreprend un voyage dans le sud de l’Inde, région alors connue pour ses nombreuses mines de diamants. Il y fait la découverte d’un diamant de grosse dimension aux magnifiques reflets bleus qu’il décide d’acheter et de ramener en France. De retour à Paris, il présente sa marchandise à Colbert, ministre de Louis XIV, qui tombe amoureux du diamant bleu et l’achète immédiatement. La pierre précieuse est alors confiée au plus grand joailler du royaume qui le taille de manière exceptionnelle. Il est ensuite disposé sur une broche du Roi Soleil. Toute la Cour est subjuguée par la beauté de ce diamant venu d’Orient. Le « Bleu de France » (comme on surnomme alors le joyau) est reçu en héritage par Louis XV et monté sur l’insigne de la Toison d’Or. A la fin du XVIIIème siècle, la Révolution Française est le théâtre de nombreux pillages des trésors royaux. Les plus beaux joyaux sont enfermés et surveillés au Garde Meuble. En 1792, profitant des troubles de la capitale, un voleur s’empare de la Toison d’Or et s’enfuit en Angleterre avec son butin. Toutes les pierres sont enlevées de leur monture pour être revendues. Vingt ans après, un diamant fait son apparition dans la collection du riche banquier Henry Philip Hope. Est-ce le « Bleu de France » ? Les doutes pèsent sur la famille Hope mais leur forte influence les tient à l’écart des ennuis. Commence alors pour le diamant bleu un jeu d’aller-retours entre l’ancien continent et le nouveau monde. En 1901, il est vendu à un joailler new-yorkais puis revendu à un collectionneur turc habitant Paris. C’est finalement la maison Cartier qui le rachète et finit par le vendre à Evalyn Walsh McLean en 1911. En 1949, celle-ci meurt ruinée et sa famille se voit alors forcée de vendre sa collection de bijoux à un célèbre joailler new-yorkais. Celui-ci décide, en 1958, d’en faire don au National Museum of Natural History à Washington, où on peut encore l’admirer aujourd’hui. Il s’agit d’ailleurs du deuxième objet d’art le plus vu au monde après la Joconde !

Nous espérons que cette anecdote vous a plu et vous a donné envie de découvrir l’incroyable histoire du diamant bleu romancée dans « A la poursuite du diamant bleu ». Vous l’aurez compris, les éditions Zethel aiment vous raconter l’Histoire autrement !

 

2 réponses à A la poursuite du diamant bleu : et si la fiction devenait réalité ?

  1. VIRDIS 5 septembre 2016 à 18:57 #

    Bonjour,

    Je souhaiterais savoir quand paraitra le tome 3 des « Aventures de Brutus et Héloïse de Saint-Phalle ».

    J’ai lu les tomes 1 et 2, que j’ai adoré. J’attends la suite avec impatience!

    Merci.

    • Alice 6 septembre 2016 à 10:45 #

      Bonjour,
      Non, hélas ça n’est pas prévu pour le moment…
      Bonne journée.

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